Alain Chaussard a formulé trois pistes de réflexion pour réformer la juste valeur dans l’immobilier. Le président du groupement Centrale Immobilier, par ailleurs directeur général du groupe Affine, propose une suspension de deux ans de la répercussion des variations de la juste valeur dans les résultats consolidés des sociétés immobilières et dans la mise en jeu des clauses d’exigibilité anticipée ou des appels de marge dans les crédits immobiliers en cas de non-respect des covenants de « loan to value ». « Ces mesures permettraient, d’une part, d’enrayer la chute des cours des foncières qui les prive de tout appel au marché et éviteraient, d’autre part, le danger que tout le cash-flow disponible des foncières pour faire face aux échéances de crédit, financer leur développement et distribuer des dividendes, soit dirigé vers les banques », explique Alain Chaussard. Il propose également une remise en cause, à terme, du traitement de la juste valeur en limitant la prise en compte de ses variations dans les résultats aux seuls actifs disponibles à la vente, « à l’instar des différences de traitement entre titres de participation et titres de placements ».
15 octobre 2008 | 22:00 CET
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