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5 juin 2026 | 15:07 CET

« Le commerce, ça se vit. » C’est la baseline du salon Siec qui se tiendra les 10 et 11 juin à Paris. Les organisateurs veulent mettre en avant un commerce « vivant et expérientiel » où les lieux se réinventent en permanence pour coller aux attentes des consommateurs.

Mais avant tout, le commerce, ça survit. Ça survit à toutes les tempêtes. Et elles ont été nombreuses ces dernières années : les Gilets jaunes, le Covid-19, l’hyperinflation. Sans oublier le e-commerce qui devait tuer net le commerce physique. Force est de constater que le secteur est sorti de ce retail bashing. Pas partout. Pas dans les mêmes conditions. Mais les centres commerciaux zombies se comptent sur les doigts d’une main, les entrées de villes ne sont pas toutes des friches commerciales, les rideaux fermés ne touchent pas tous les centres-villes.

Car le commerce, ça vit. Ça vit à l’échelle de l’actif. Ça grossit, ça maigrit, ça se métamorphose pour s’adapter à la demande. Les locomotives d’hier sont parfois devenues les boulets d’aujourd’hui. Les segments honnis un jour deviennent bénis le lendemain. On passe doucement, mais sûrement, du mix-merchandising au mixed-use.

Ça vit aussi à l’échelle de son territoire. Si l’on a quasiment stoppé la production de nouveaux équipements commerciaux, on a enclenché le cycle de la transformation de mètres carrés existants, allant jusqu’au recyclage urbain.

Le commerce, ça revit. Ça revit aux yeux des investisseurs – en témoigne la performance boursière des foncières de commerce depuis trois ans. Ça revit auprès des institutionnels qui n’écartent plus le secteur de leur allocation immobilière. Il faut reconnaître que les bailleurs ont réussi à sécuriser les revenus locatifs, ce qui n’est pas une mince affaire dans le contexte actuel.

L’enjeu maintenant est d’aller chercher les nouveaux leviers de création de valeur, à commencer par la monétisation du flux de clients. Les spécialistes des centres commerciaux ne veulent plus se contenter de signer un bail, ils aspirent à vendre du digital, des réseaux sociaux, des événements... Bref, à vendre de la performance pour leurs enseignes.

Oui, le commerce, ça se vit. Et la vie est tout, sauf un long fleuve tranquille.


Article issu du Business Immo Global 226