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20 février 2026 | 16:25 CET

Le bal des publications des résultats annuels des foncières cotées est en passe de s’achever. Elles donnent de précieux indicateurs de la santé du marché immobilier. Plus exactement, des marchés immobiliers.

La première impression qui en ressort est que nous assistons à un début de retournement général du cycle. L’immobilier coté entame une longue convalescence après un krach sectoriel marqué par une chute de la moitié de la valeur de l’indice Stock Europe 600 Real Estate entre novembre 2021 et octobre 2022.

Prudence toutefois. Cet indice, qui regroupe les principales valeurs du secteur immobilier en Europe, avait rebondi en 2023 avant de caler à l’automne 2024 et d’entrer dans une nouvelle phase de correction.

Aujourd’hui, beaucoup d’analystes financiers veulent croire à une poursuite du nouveau rallye haussier entamé en décembre. D’autant qu’ils tablent a minima sur une stabilité des taux de la BCE. Et que la petite musique d’une baisse des taux directeurs en 2026 commence à se faire entendre à la faveur d’une inflation jugulée sous les 2 %.

Bref, un scénario de stabilité, voire de nouvelles baisses de taux de la BCE, sera toujours plutôt favorable au secteur immobilier dans son ensemble et, par ricochet, aux valeurs des foncières européennes cotées.

Justement, les résultats de ces principales foncières accréditent cette reprise. Mais, si reprise il y a, elle risque d’être davantage en K qu’en V. En K, parce que certains secteurs et entreprises connaissent une reprise forte quand d’autres restent englués dans la crise.

La qualité des équipes, la pertinence des stratégies, la discipline financière comptent également. Une exposition au bureau ou au logement neuf ne vous condamne pas définitivement. Un positionnement uniquement sur le « prime » ne vous garantit pas la performance à tous les étages. En revanche, le manque de fonds propres obère les capacités de rebond. Les ressources que vous consacrez à régler votre jauge d’endettement, vous ne les mobilisez pas pour saisir les opportunités qui se présentent. Et elles sont de plus en plus nombreuses.

Aussi, pour capter la croissance qui se profile à l’horizon de certains marchés – pas tous –, il faudra s’armer de capitaux. Ça tombe bien, il en reste. Mieux. On peut les trouver en Bourse. Il suffit de regarder le succès de l’introduction de Rising Stone, la première à la corbeille parisienne cette année. Un positionnement cohérent sur l’immobilier de luxe alpin, un pipeline identifié, une histoire de croissance qui semble bien ficelée. Il n’en faut pas plus pour convaincre les investisseurs qui ont sursouscrit plus de deux fois l’offre initiale.

Si symbolique soit-elle, cette opération illustre l’éclaircie qui se fait jour sur le marché immobilier. Plus exactement, sur certains marchés immobiliers.